Qui a filé les clés de la Lamborghini à ton ego ?
L’ego n’est pas un ennemi. C’est le moteur de ta Lamborghini. Il te donne l’envie d’avancer, d’exceller, de réussir.
Tu aimes les belles voitures ? Moi aussi. Surtout les italiennes. Il y a quelque chose de fascinant dans une Lamborghini : la puissance, l’élégance, la maîtrise… C’est une œuvre d’art sur roues.
Mais imagine un instant que tu possèdes cette Lamborghini de rêve… sauf que ce n'est pas toi qui es au volant.
Quand l’ego s’improvise pilote…
Tu es en voiture, pied au plancher. Le moteur rugit, la vitesse monte. Sensation grisante… sauf qu’il y a un hic : tu ne tiens pas le volant.
Non, non. C'est ton ego qui s'est tranquillement installé dans le siège conducteur, bien à l’aise, lunettes de soleil sur le nez, pensant qu'il est Lewis Hamilton alors qu’il a à peine le permis.
Toi ? Tu es sur le siège passager, en mode "pilote automatique", sans trop te poser de questions. Et c’est là que les ennuis commencent. Tu as laissé ton ego prendre le volant… et il ne regarde même pas la route.
Il accélère trop vite ? Tu risques de foncer dans un mur.
Il freine trop brutalement ? Tu bloques toute possibilité d’évolution.
Il oublie les rétroviseurs ? Il ne voit pas tout ce qui l’entoure et risque l’accident.
Il coupe le GPS (intuition) ? Tu perds le cap et roules en boucle sur la même route.
Quand l’ego est au volant en entreprise…
Dans le monde professionnel, l’ego au volant, c’est un spectacle quotidien. Parfois, il roule à fond, sans clignotant et sans rétro, persuadé que freiner, c'est pour les faibles. Parfois, il bloque tout un carrefour en hurlant que c'est lui qui a la priorité.
On prend des habitudes, on roule sur des autoroutes toutes tracées, sans même regarder les panneaux. On ne se demande pas si on pourrait changer de direction, emprunter une route plus agréable, ou carrément tester un nouveau mode de conduite. On croit que c’est comme ça, point.
L’ego qui roule à toute vitesse sans regarder la route → Un.e leader qui prend des décisions à l’instinct, persuadé d’avoir toujours raison… jusqu’au virage trop serré.
L’ego mode "frein à main" : La peur du changement. Vous connaissez ce collègue qui s’oppose à toute innovation ? "On a toujours fait comme ça." En gros, l’égo appuie sur le frein d’urgence dès qu’il sent qu’on pourrait changer d’itinéraire.
L’ego qui klaxonne au lieu d’assumer une erreur → Plutôt que de reconnaître un mauvais choix, il accuse les autres : le marché, les collègues, la météo.
L’ego qui refuse de passer le volant → Vous avez déjà vu un·e leader qui préfère tout faire seul·e, persuadé·e que personne ne peut mieux faire ? Résultat : il est surchargé, son équipe frustrée, et tout le monde roule à contre-sens.
Mais l’ego n’est pas le problème… c’est juste qu’il conduit mal.
L’ego n’est pas un ennemi. C’est le moteur de ta Lamborghini. Il te donne l’envie d’avancer, d’exceller, de réussir.
Mais un moteur, sans un bon pilote, c’est une catastrophe.
L’ego est aussi le pilote automatique, ce programme qui suit les schémas appris, les habitudes bien ancrées. Si tu ne reprends pas le volant, il continue sa route, peu importe les dangers.
Comment reprendre le contrôle sans couper le moteur ?
Reprendre le volant, ce n’est pas éteindre le moteur. Ce serait absurde. Ta Lamborghini a du potentiel, elle est là pour t’emmener loin, avec puissance et fluidité. L’ego aussi.
L’erreur la plus courante lorsqu’on parle de “gérer son ego”, c’est de croire qu’il faut le faire taire, le brider, voire l’éteindre complètement. Mais un moteur coupé ne t'emmène nulle part.
Alors, comment rester au volant sans se laisser embarquer par l’ego ?
1. Ne pas lutter contre l’ego, mais l’apprivoiser
L’ego, c’est comme un copilote un peu trop bavard. Parfois, il a de bons conseils, parfois il panique et crie pour rien. Si tu essaies de l’ignorer totalement, il criera encore plus fort. Si tu l’écoutes aveuglément, tu risques de prendre des décisions impulsives.
L’idée, c’est d’apprendre à entendre ce qu’il dit sans lui laisser la direction.
Prend conscience de ses réactions → Quand ressens-tu qu’il s’emballe ? Quand a-t-il peur ?
Questionne-le → "Pourquoi veux-tu aller à fond sur cette route ?" ou "Pourquoi as-tu peur de ce virage ?"
Rassure-le → "On peut ralentir sans s’arrêter", "Je sais où on va, fais-moi confiance."
2. Ajuster la vitesse en conscience
Un bon conducteur sait quand accélérer, ralentir ou s’arrêter quelques instants.
Ton ego veut accélérer parce qu’il adore la reconnaissance et les défis ? Ok, mais garde un œil sur la route.
Ton ego a peur et appuie trop fort sur le frein ? Peut-être qu’il s’agit d’une croyance limitante. Reprends la main sur la pédale et avance progressivement.
3. Garder une vision claire de la route
L’ego adore rouler à l’instinct, parfois juste pour prouver qu’il est capable. Mais une voiture, ça s’utilise avec un objectif précis.
Où veux-tu aller ? Est-ce que tu roules pour impressionner les autres, par peur, ou parce que c’est réellement le bon itinéraire pour toi ?
4. Savoir faire des pauses… mais sans éteindre la machine
Prendre des moments de recul, observer le chemin parcouru, ajuster ses choix.
Ne pas confondre arrêt et abandon : Un arrêt, c’est stratégique. Un abandon, c’est laisser l’ego prendre le dessus en mode “je ne suis pas capable”.
Conduire avec fluidité, savoir écouter le GPS (l’intuition), utiliser les rétroviseurs pour avoir une vue d’ensemble, et s’assurer que c’est bien nous qui tenons le volant.
Oui, tu peux même ajouter un copilote (genre un coach, tiens !).
Parce que franchement… laisser une Lamborghini filer sans contrôle, c’est du gâchis.
Tu as le pouvoir.
Alors, prêt·e à reprendre les commandes ?